"Printemps barbare", d’Hector Tobar (US), ed Belfond, août 2012

Couverture Hector Tobar - Printemps barbare

Maureen et Scott habitent en Californie, ont trois enfants, ils font partie de ces couples très aisés à qui la vie semble sourire. Trompeuses apparences. En réalité, leur couple bat de l’aile, principalement pour des raisons financières. Un soir, après une dispute plus violente que d’habitude, chacun décide de son côté, sans en référer à l’autre, de partir quelques jours de la maison. Les enfants se retrouvent donc seuls avec Araceli, la bonne portoricaine. Celle-ci décide, ne voyant pas revenir les parents, d’amener les enfants à leur grand-père. Quand les parents reviennent, ils sont persuadés que la bonne a enlevé les enfants. Ils alertent la police, la bonne et les enfants sont retrouvés, mais ils intentent un procès à Araceli.

Hector Tobar dénonce les clivages entre les riches et les pauvres, entre les blancs et les minorités de couleur. Il décrit Los Angeles comme une ville de contrastes choquants entre les quartiers riches et les quasi-bidonvilles où habitent les minorités, deux mondes parfaitement étanches, un système de castes, selon lui. Tobar montre aussi le rôle parfois dangereux que peuvent jouer les médias lorsqu’ils décident de s’emparer d’une affaire dans le but de faire de l’audience.

Printemps barbare fait partie de ces livres engagés qui racontent une société au-travers d’une histoire.


Pour en savoir plus, une petite interview réalisée par Nathalie Iris : http://www.youtube.com/playlist?list=PL47035ACEEF6AC9F9&feature=plcp  

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