“En vieillissant les hommes pleurent” – Jean-Luc Seigle, ed Flammarion

couverture En vieillissant les hommes pleurent

Quelques jours à la campagne : Jean-Luc Seigle met en scène avec verve et réalisme le basculement inéluctable du monde rural traditionnel vers une société de consommation.

1961, une campagne française, un homme issu de famille paysanne devenu ouvrier, sa femme qui ne rêve que de la modernité que « les trente Glorieuses » font miroiter chaque jour, son fils aîné parti combattre en Algérie et son cadet qui découvre, bouleversé,« le Père Goriot ». Tels sont les principaux protagonistes de ce roman doux-amer, chahutés par des histoires dramatiques et réalistes, qui ressuscite  une époque de mutation technologique et une évolution des mentalités pas si lointaine. Chaque personnage du roman peut nous faire penser à des gens que nous avons côtoyé dans notre propre vie. Chacun à sa manière va se trouver confronté à des situations dont il n’est pas maître mais qu’il devra résoudre. Attirance, tentation, volonté d’en finir, ou au contraire de transmettre, comment arriver à concilier ses propres désirs avec une société désormais avide de consommation, en plein essor technologique ? Sans oublier un des personnages majeurs de ce roman : la télévision, qui en arrivant dans les foyers va faire basculer bien plus de choses qu’il n’y paraît.

Un roman à mettre entre toutes les mains, celle des adolescents, des quarantenaires, cinquantenaires, des sexagénaires et au-delà !

Les commentaires sont fermés, mais les retroliens et les pings sont ouverts.